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LES VILLAGES VOISINS

Beugnies Damousies Dimechaux Dimont Felleries Semousies Floursies Wattignies la victoire Obrechies Choisies

 

BEUGNIES :

Mentionné dans un acte de 1103, par lequel l’évêque de Cambrai, le donne à l’abbaye de Liessies, on y fabriquait comme chez son voisin, Sars-Poteries, des pots en céramiques et des poteries.

Le bois de la Taquennerie, en direction de Felleries, domine le village. C’est le prolongement de la haie d’Avesnes. Dans ce trou à blaireau, s’étaient retranchés les résistants à la veille de la libération, le 1er septembre 1944.  En représailles, des otages civils y furent fusillés sur place.

Tout en poursuivant la balade jusqu'à la sortie du bois, en direction de Flaumont, on arrive sur un panorama pittoresque de la vallée de l'helpe majeures et de sa campagne verdoyante.

DAMOUSIES :

Installé dans le creux d’une vallée, le village possède une des plus anciennes église de l’arrondissement. On pense en effet qu’elle fut édifiée vers l’an 1100.

La corniche extérieure et la charpente du chœur avec ses têtes de poutres sont sculptées en forme de têtes de lions. Construite dans un style roman, les fenêtres hautes ont été dégagées récemment par des travaux. Ceux-ci ont également permis de découvrir des fresques, du XIIIème siècle, sur les piliers du côté gauche. L’église abrite trois statues rares; un Saint Laurent en chêne du XVIème, un Saint Roch et un Saint Eloi en bois polychrome du XVIIème. Le général Boufflers emprunta une des routes du village avec ses troupes, après la bataille de Malplaquet.

DIMECHAUX :

 

Village très ancien déjà mentionné dans un acte de 921 parmi les biens de l'Abbaye d'Aulne. La  ferme de la Couture confirme l'importance de cette exploitation monastique et de mise en valeur du sol. En 1202, le domaine reçoit le nom de Dimoncellus. Une église est construite au XIVème siècle servant de chapelle funéraire à la famille du Chevalier Jean de Courtrai auquelle le village avait probablement été concédé par Philippe Le Bel pour le remercier de sa bravoure lors de la bataille des éperons d'or en 1302.    Le 16 Octobre 1793, les troupes du Général Duquesnoy s'élancent de Dimechaux montant à l'assaut du plateau de Souvergeaux. L'attaque permet de concrétiser la victoire de Wattignies . Le camp de Dimechaux est occupé par les russes de 1816 à 1818. Des fêtes s'y déroulent auxquelles participent l'empereur de Russie et le Roi de Prusse. Sous la restauration les troupes françaises y réalisent des manoeuvres en présence des Princes d'Orléans.

L'église Saint-Maurice:                                                                                                                                                                  

L' église est placée sous le patronage de Maurice, officier Martyr du IIIème siècle, appartenant à la région Thébaine et dont le culte se développe au moyen âge. Des ordres de chevalerie sont placés sous sa protection. L'édifice de style ogival a été construit afin d'honorer la mémoire des seigneurs de Courtrai. Le collateur en était l'Abbaye d'Aulne. Une pierre funéraire , datée de 1300 et occupant presque toute la surface du choeur, accueille les sépultures du Chevalier Jean de Courtrai et de son épouse. Sur la pierre, ce dernier est représenté avec son heaume, marqué d'une Croix, lui couvrant le visage. Le bâtiment a été restauré en 1838.

La Chapelle Saint-Quinin-Renelde-et-Aragonne(1789)                                                                                                                                                                                 

Une pierre  grise sert de marche. Le soubassement comprend quatre assises de pierres appareillés à sec et un bandeau taillé en biais, à console centrale. Trois pierres, disposées de chant, et une quatrième, en arc surbaissé, forment la niche. Les effigies des Saints, en bois, ont été volées. Ils étaient invoqués contre les maladies infantiles. La dédicace, en partie effacée, rappelle les noms des fondateurs, Pierre Froment et Anne Gravet. L'édicule a été restauré en 1826.  

Le kiosque à musique:                                                                                                                                                                                                                                                

Ce kiosque, de forme rectangulaire, repose sur 6 pieds galbés. Le lieu était utilisé par les musiciens chargés d'animer les bals champêtres du 14 Juillet.      

FELLERIES:

Vous pouvez visiter le Musée des Bois Jolis, un magnifique moulin où les meules broient encore le blé, vous retrouverez l'artisan boisselier. Laissez vous séduire par le savoir faire , l'ingéniosité de l'outil, la beauté et la magie du geste.

Grâce au concours de l'ARAM, le moulin a retrouvé une grande partie de son mécanisme (roues à aubes, rouet, lanterne)
Le moulin des Bois Jolis est le seul moulin du Nord possédant deux roues à aubes.


Le mécanisme


A la fin de la visite, vous pouvez assister à une démonstration de tournage sur bois

SEMOUSIES:

Ce village est composé de 237 habitants.

A l'angle de la rue du Luitheau , vous y trouverez la Chapelle Notre Dame de Bon Secours.

 La mairie est ouverte le lundi,mardi,mercredi,jeudi de 14h à 17h30.                        

OBRECHIES :

Au début du XIIème siècle, ce village avait déjà un prêtre en résidence. La collation de la cure avec tous les avantages qui s'y rattachaient appartenait à l'abbaye de Liessies. Nous lisons dans "L'histoire de l'Abbaye de Liessies" que le Villicus Adam enleva toutes les terres que l'abbaye possédait à Obrechies. Il mourut excommunié, mais à sa veuve et à ses enfants accourus à Liessies pour renoncer à ces biens usurpés, Helgoet, abbé de 1153 à 1191, en accorde bénévolement la moitié. Les comtes du Hainaut, comme souverains temporels, possédaient tous les autres droits sur Obrechies. En 1117, par donation de Baudoin III, Obrechies passa au pouvoir de l'abbaye de Saint-Denys-en-Brocqueroie.  Vers 1183, la dîte abbaye obtint de l'abbaye de Liessies le droit de conférer la cure d'Obrechies. En 1230, Ferrand, comte de Flandre, céda au monastère le droit de lever "tailles" dans le "terroir" d'Obrechies. Dans cette dépendance de l'abbaye, il faudrait voir l'origine du surnom de "manants" donné aux habitants d'Obrechies par dérision par les gens des villages voisins, qui pourtant n'étaient pas libres non plus. Cependant, les "masuyers" d'Obrechies, c'est-à-dire ceux qui possédaient une maison  dans la commune et y résidaient, jouissaient de privilèges important qu'ils conservèrent jusqu'à la révolution de 1789. Au cours des guerres, Obrechies souffrit terriblement.  En 1657, tout était en friche.. Il ne restait debout que cinq à six maisons.  C'était tout ce qui restait des quarante maisons qui formaient le village. Lors du déblocus de Maubeuge en 1793, quelques-unes des opérations militaires se déroulèrent sur son territoire. Les français voulant déloger les Autrichiens qui s'y étaient postés, firent pleuvoir sur le village une grêle d'obus qui occasionnèrent un épouvantable incendie. En 1817, le Grand Duc Nicolas, depuis empereur de Russie et Wellington, passèrent l'armée russe en revue au lieu dit "Souvergeaux" et plus tard, en 1831-1832, les français cantonnèrent à Obrechies, au moment des expéditions en Belgique. Le plateau de Souvergeaux est à 182 mètres au-dessus du niveau de la mer, il domine Obrechies qui n'a que 160 mètres. La vue dont on jouit du haut de ce plateau est magnifique.  Dans les cahiers de réclamation envoyés aux États Généraux, nos ancêtres d'Obrechies se plaignaient des droits excessifs perçus sur le charbon et sur les boissons. La bière était plus imposée que le vin, les brasseurs soumis à une réglementation peut-être plus sévère qu'aujourd'hui et les sanctions pénales, énormes...

Dans les campagnes, on fabriquait une espèce de "petite bière" exempte d’impôts. Cette boisson était faite avec du marc d'orge déjà utilisé. Mais dès 1682, l'insatiable fisc l'avait déjà taxée. Alors, les petites gens, que la misère rendait ingénieux, inventèrent une autre boisson : "le braquet". Quelques poignées de son ou de rêche avec des cônes de houblon jetés dans l'eau bouillante donnaient un breuvage sain mais peu agréable à boire. Cette bien modeste boisson ne devait pas trouver grâce devant le fisc, d'où les doléances des gens d'Obrechies au moment de la Révolution.

Les Lieux-dits d'Obrechies                                                                                                                                                                                                                                          

La couture Sarrazin : Ce terrain appartenait autrefois à un nommé Fusart Sarrazin qui vivait en l'an 1380, et qui lui aurait donné son nom. La couture est une terre cultivée depuis longtemps. Une fache au contraire est une terre en friche. Pour qu'une fache devienne couture, elle devait être "essartée" , c'est à dire défrichée, d'où "Sars", "les Sartraux", c'est-à-dire : les défrichements.

Le Fayt : On a beaucoup discuté sur la signification de ce mot. Certains croient qu'il signifie : chemin bordé de hêtres (en latin fagus). D'autres prétendent que Fayt viendrait d'un vieux mot français qui voudrait dire : route bordée de terrains vagues.

L'église D'Obrechies :

L'église d'Obrechies avait été bâtie au XVème siècle en l'honneur de Saint Martin. Elle possédait deux superbes cloches, l'une, bénite en 1530 par Dorimont, abbé de Saint Denis-en-Brocqueroie, fut enlevée par les gueux; l'autre, bénite en 1598, fut sauvée au moment des invasions à Mons; c'est celle-la même qui, refondue au cours du XIXéme siècle a été enlevée par les Allemands. Le coeur a été bâti l'an 1599, sous la prélature de Don Pierre Rollier, abbé de Saint Denis.

Le Moulin : Le moulin fut annexé à la vieille ferme Saint-Denis. La première pierre fut posée en I530 par Jean Dorimont, abbé de Saint-Denis.  

DIMONT :

Le village est bâti de part et d’autre de la petite rivière, le Sars affluent de la Solre.

Son église de style gothique date du XVIème, mais sa nef remonte à la fin du XIIème siècle, comme l’attestent les quatre fenêtres hautes encore visibles. Le porche est un chef d’oeuvre de l’art gothique avec sa porte voûtée, en bois et ferrures de l’an 1500. Dans la porte on voit encore les traces des coups de hache, portés sous la révolution.

A l’intérieur, le chœur et sa voûte de briques et de pierres, avec ses arcs ogivaux et ses gracieuses nervures, font penser à la Collégiale Saint Nicolas d’Avesnes /Helpe.

Le hameau d’Offies fut rattaché à Dimont pendant la révolution. Sa chapelle dédiée à Saint Jean est encore le théâtre d’une procession. Tous les 24 juin, on y amène les petits enfants pour les guérir de la peur.

WATTIGNIES-LA –VICTOIRE :

Les 15 et 16 octobre 1793, le village fût au centre d’une bataille entre français et autrichiens qui montaient vers le siège de Maubeuge. Le front s’étendait depuis Dourlers jusqu'à Eppe Sauvage. Mais Wattignies, de par sa situation stratégique, fût pris et repris à la baïonnette, tantôt par les hommes de Duquenoy et de Carnot, tantôt par des troupes impériales du prince de Cobourg. Le 17 au soir, les français débloquaient Maubeuge et pénétrait dans la ville, sous les cris de la victoire.

Lors d’un pèlerinage, on vient chaque année à l’église honore Saint Guislain. Evêque qui évangélisa le Hainaut, il a la réputation de protéger les petits enfants contre les convulsions.

CHOISIES:

L'origine du nom vient de l'anthroponyme latin Causius avec le suffixe latin de propriété acum. Au XIIème siècle,l'histoire de ce village est connu par le nom d'un seigneur local, Jean de Choisies. Ce dernier participe à la prise de Constantinople, lors de la quatrième croisade en 1204.

L'église                                                                                                                                                                                                                                                                

L'église est en brique et pierre bleu. La paroisse de taille modeste dépend de Obrechies. L'église de style roman a probablement été élevée sur le site d'un oratoire de même style.  Pendant la révolution, le bâtiment avec le terrain et les objets du culte, est vendu à un acquéreur de biens nationaux lillois. Durant la nuit, les habitants enlèvent les roues aux voitures venues chercher le mobilier et les pierres, l'acquéreur finit par céder son bien aux villageois. L'ensemble du bâtiment a bénéficié d'une restauration en 1854.

Le culte de Saint-Antoine de Padoue a vraisemblablement été ramené par un seigneur local ayant participé aux croisades du XIIIème siècle. Le prédicateur franciscain est canonisé par Grégoire IX en 1232, un an après sa mort. La piété populaire l'invoque comme patron des objets perdus, donnant lieu dans le village à une vénération particulièrement intense.

Chapelle Notre Dame des sept douleurs                                                                                                                                                                                                                

La chapelle est en brique et pierre: La voussure, en arc brisé surbaissé est supporté par deux jambages. La croix est une réplique simplifiée de celle du clocher de l'église. La porte à deux battants, en bois, est surmontée d'une imposte. Une statut de la vierge des sept douleurs est posée sur l'autel, devant un Christ , en bronze, couvrant le mur jusqu'à la voûte.

FLOURSIES

Vous pouvez y visiter l'église et la fontaine Saint Éloi.


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20 rue du Général de Gaulle
59216 Sars poteries
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contact: sars-poteries@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture :
Du Mardi au Vendredi de 13h30 à 17h00
 Samedi: 9h00-12H00 et 14h00-17h00

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